Vous êtes ici : Accueil  >  Ressources

Surdité

Les universités proposent des formations qui offrent aux étudiants la possibilité d'accéder à des métiers en forte demande de professionnels qualifiés appelés à intervenir auprès des publics sourds ou malentendants.
Ces formations peuvent conduire à l'obtention de diplômes d'établissement (DU) ou nationaux (licence, master).

Article libre

D.A.E.U.

L'Université Nancy 2 propose une formation pour les adultes sourds non titulaires du baccalauréat : le D.A.E.U. (Diplôme d'Accès aux Études Universitaires), équivalent officiel du baccalauréat et conférant les mêmes droits (accès aux études supérieures et à certains concours administratifs, reconnaissance sur le marché du travail). Ce diplôme a été spécialement adapté pour les candidats sourds pratiquant la L.S.F. : formation à distance d'un an (cours disponibles en ligne, accessibles depuis n'importe quel ordinateur équipé d'une connexion Internet), modules préparés : français, anglais, L.S.F., informatique (webcam nécessaire), tutorat par des enseignants connaissant les difficultés des personnes sourdes (aide possible en L.S.F.).

D.U.

Le D.U. de l'université de Provence propose, comme complément à une formation universitaire de base, un savoir plus approfondi dans les domaines des sciences du langage qui permettent de mieux comprendre la structuration, le rôle et l'importance des langues de signes dans l'univers des Sourds.

Le diplôme d'université en Langue française des signes (DULSF) de l'université de Bretagne occidentale a pour objectifs de former des professionnels maîtrisant les modes de communication avec les personnes sourdes et d'initier des parcours de formation ouvrant sur des métiers d'interprètes de conférence, interprètes de liaison...

Licence

L'université de Lyon 1 Claude Bernard propose une licence professionnelle de codeur LPC (Langue française Parlée Complétée). Cette licence forme des professionnels accompagnant les jeunes sourds en intégration scolaire et universitaire, à une bonne maîtrise du code LPC au travers d'enseignements théoriques et pratiques. Cette formation leur permettra de transmettre en langue française aux jeunes sourds, tous les messages oraux avec l'aide du code LPC.

L'université de Paris 4 Sorbonne propose un parcours technicien de l'écrit - Licence de lettres. Cette formation s'adresse aux étudiants de lettres du niveau baccalauréat prêts à faire découvrir l'univers des malentendants.Grâce à sa formation, le technicien de l'écrit sera en mesure de transmettre aux personnes sourdes ou malentendantes l'information véhiculée en langue française dans des situations diverses (télévision, cinéma, théâtre, discours publics, université, services sociaux, centres relais téléphoniques). Cette transmission doit se faire dans le respect du discours d'origine, de la langue française et des besoins spécifiques des publics sourds ou malentendants. Le technicien de l'écrit devra avoir une bonne connaissance de la langue et de la culture française, être familiarisé avec les problématiques des publics sourds ou malentendants, tout en maîtrisant parfaitement les outils spécifiques : sous-titrage adapté, sous-titrage simultané par reconnaissance vocale, sous-titrage simultané par vélotypie.

L'université Pierre et Marie Curie (UPMC) propose une licence professionnelle de codeur LPC (Langue française Parlée Complétée). Cette licence forme au métier de codeur* par un enseignement théorique et pratique (apport des connaissances théoriques sur le langage et la surdité; maîtrise de la technique et de la pédagogie du code LPC**).
* Le codeur transmet aux personnes sourdes tous les messages oraux émis en situation d'enseignement scolaire et universitaire, en situation professionnelle (colloques, réunions...) et de loisirs (visites, conférences...) avec l'aide du code LPC.
** Le code LPC est un codage manuel des sons de la langue française qui complète la lecture labiale.

L'université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis propose une Licence Sciences du Langage "enseignement de la langue des signes française en milieu scolaire" qui fournit des bases solides tant en histoire de l'éducation des sourds et connaissance des structures linguistiques de la LSF qu'en termes de connaissance pratique de cette langue.

L'université de Poitiers propose une Licence de langue des signes française dont les connaissances visées sont : la maîtrise des aspects culturels et linguistiques de la LSF ; Evaluation des compétences des apprenants en LSF ; Conception d'un projet de classe et d'outils pédagogiques spécifiques ; Développement des stratégies didactiques adaptées à l'objet de l'enseignement et au public ; Articulation théorique et pratique dans le métier d'enseignement ; Transmission du savoir et enseignement, diffusion des connaissances, communication et animation culturelle ; Tous travaux de rédaction, analyse, synthèse, argumentation ; Utilisation des outils informatiques : recherche documentaire, bases de données, édition de textes. Integration en milieu professionnel (scolaire, associative ou administrative, communiquer et travailler avec les personnes ressources, explorer et analyser la réalité de la profession envisagée).

L'université de Provence propose une Licence professionnelle " Intervenants spécialisés dans le domaine de la surdité : Langue des Signes " qui s'adresse à des étudiants des différents cursus de lettres et sciences humaines, et plus particulièrement aux étudiants de Sciences du langage et de Psychologie. La formation proposée facilite leur accès à différentes fonctions professionnelles dans le domaine de la surdité. Dans l'ensemble des voies envisagées, un bagage complémentaire, d'importance variable selon les différents profils envisagés, doit généralement s'ajouter à la licence professionnelle.
La licence vise à combiner des savoirs dans le domaine théorique et des bases solides de pratique de la Langue des Signes Française.

L'université de Rouen propose un parcours Licence Sciences du Langage option Langue des Signes Française dont les objectifs majeurs sont de connaître les enjeux liés à l'acquisition et à la socialisation langagière des enfants sourds français et de renforcer les connaissances en langue vivante et en informatique.
Présentation des sous disciplines majeures : linguistique générale, syntaxe, sémantique, phonétique, phonologie, lexicologie, sociolinguistique, psycholinguistique.
Ces théories sont appliquées à l'étude du Français et de la LSF.

Master

L'université de Grenoble 3 Stendhal propose un Master langage et surdité. Ce master propose aux étudiants une solide formation dans les domaines linguistiques sociolinguistiques et didactiques en liaison avec la surdité. Son orientation recherche permet aux étudiants d'approfondir l'un ou l'autre des points abordés dans les contenus des UE spécifiques à ce master : description de la langue des signes française (LSF), aspects linguistiques liés à l'oralisation et la lecture labiale, aspects linguistiques liés à l'entrée dans le langage, aspects pragmatiques des échanges en LSF et/ou en français, aspects sociodidactiques (l'enseignement du français aux sourds), aspects sociolinguistiques (les représentations sociales de la LSF et de la surdité), etc...

L'université de Paris 3 propose un Master professionnel : Interprétation français/langue des signes française et LSF/français qui a pour objectif de former des praticiens de la langue des signes française capables d'assurer une communication précise, fluide et fidèle entre des interlocuteurs sourds et entendants. Le cursus de ce master est organisé de façon à ce que tous les étudiants, habitant ou non Paris, inscrits au titre de la formation initiale, en apprentissage ou en alternance ou encore au titre de la formation continue (VAPP et VAE) puissent assister aux cours.

L'université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis propose un Master 2 Interprétariat en langue des signes. Cette spécialité du Master est une formation professionnalisante en deux ans (1335 heures, dont 30 heures de stage en Master 1 et 360 heures en Master 2). Elle vise à former des interprètes LSF-français à même d'assurer toute situation d'interprétation (liaison, réunion ou conférence ; en simultanée comme en consécutive) et de traduction (message en LSF enregistré traduit en français écrit), dans le respect du code déontologique de l'interprétariat (fidélité du message, neutralité, secret professionnel).

L'université de Lille 3 propose un Master sciences du langage, didactique des langues et des cultures, interprétariat langue des signe française/français. Ce master forme au métier d'interprète dans le cadre de manifestations scientifiques ou culturelles, de procédures judiciaires, de relations avec les administrations. Il permet également d'intervenir en milieu médical, scolaire ou universitaire, dans une entreprise ou de réaliser des interprétations téléphoniques, des visiointerprétations et des traductions écrites.

L'IUP de Toulouse 2 Le Mirail forme des spécialistes de la traduction et de l'interprétation possédant une solide culture générale ainsi que des qualités d'expression très sûres et au moins trois langues : français : langue A obligatoire anglais : langue B obligatoire espagnol, allemand, langue des signes française (LSF) : langue C obligatoire. La philosophie de l'IUP est de former des traducteurs/interprètes polyvalents et réactifs ; c'est pourquoi les étudiants bénéficient d'un enseignement de tronc commun visant à préparer de futurs professionnels à maîtriser les techniques de la traduction écrite, à utiliser les ressources technologiques qui permettent une adaptation rapide à divers domaines de la traduction.

L'université de Rouen propose un Master Langage, diffusion, francophonie, échanges spécialité Interprétariat, parcours LSF. Ce Master a pour objectif de renforcer la maîtrise spontanée du passage d'un code linguistique auditivo-oral (Français) à un code linguistique visuel-gestuel (Langue des Signes) et inversement d'un code visuel-gestuel à un code auditivo-oral. Les deux codes ayant des structures morphologiques, syntaxiques, lexicales différenciées, les objectifs pédagogiques viseront à envisager l'interprétation consécutive et simultanée entre ces deux codes linguistiques : d'un point de vue théorique (Problèmes théoriques de la traduction, description linguistique des langues), d'un point de vue épistémologique (Connaissances des études et travaux théoriques et techniques dans le domaine de l'interprétariat), d'un point de vue technique (Techniques et méthodes professionnelles d'interprétation, techniques d'études de données vidéos sur supports analogiques et numériques, techniques qualitatives et quantitatives de traitement informatisé de l'image et du son), d'un point de vue pratique (Renforcement de la pratique de la Langue des Signes, diversification des lieux de stages : associations, institutions, collectivités locales et territoriales, médias télévisuels, lieux de création artistique et théâtrale, tribunaux, hôpitaux, musées).

 

 

Mis à jour le 14 septembre 2010

Plan du site | Liens utiles | Contact | Mentions légales |

©2010 Ministère Education nationale, Enseignement Supérieur et Recherche - Tous droits réservés